49,4km- 1870m de dénivelé.
Départ 12h00 sous un soleil magnifique: crème solaire, sac de Trail (on a abandonné pour quelques heures notre sac du marathon des sables), short, tee-shirt, lunettes de soleil… on se croirait presque au marathon des sables… sans un poids important ! Le sac !!
Notre entraîneur nous aurait dit de bien nous échauffer avant la course, mais comme chercher notre dossard était déjà une épreuve en soi (côte bien raide !!! ), on a décidé de marcher pour y aller !! Après ce bref échauffement, on s’est essayé aux gammes, à quelques accélérations et nous voilà prêts pour le départ ! Le ventre un peu vide, on avale rapidement un p’tit encas avant de partir !
3-2-1-partez ! La course commence par une descente sur du bitume, puis laisse place rapidement à descentes très sinueuses ! Ah !!!! Ces sentes sont semées d’embûches : racines, cailloux.. qui obligent à rester très très vigilants !! Bam !! après 5 km de course, petit déséquilibre, glissade et chute à plat ventre. Qu’à cela ne tienne, je me relève et repars de plus belle ! Le paysage défile, magnifique, tantôt dans la forêt, tantôt une vue dégagée et magnifique que je ne prends pas le temps de savourer. Plus je cours, plus je finirai vite ! Voilà ce que je me dis quand je commence à fatiguer !! Alors, je poursuis les sentes, les côtés raides, les descentes et me laisse porter par ma rengaine « plus je cours, plus je finirai vite » ! Plus que quelques kilomètres… une longue descente… la peur de la blessure/de la chute m’envahit en me laissant entraîner par la pente… alors je ralentis… je me laisse doubler, tant pis.. 😞.. le plus important pour le marathon des sables : rester entière ! Ah !! enfin !! la dernière montée… éprouvante, raide, chaude… et une fille devant moi… ce challenge d’essayer de la doubler me donne un regain d’énergie ! Comme si je remettais un moteur en route à l intérieur de moi, je sens tout mon corps se réveiller, s’activer, mes jambes marcher vite puis se mettre à courir… plus je vois la distance entre elle et moi se raccourcir, plus mes jambes accélèrent… je la double… la montée est de plus en plus forte… et je vois au loin mes 3 amours qui m’encouragent ! Alors je garde la cadence, Nico m’accompagne, me donne de la force et ça y est je passe la ligne d’arrivée !!! Ouf !!! Je souffle et je respire !! J’entends au micro: Heintzelmann Magali, 2ieme féminine !! Alors là je saute de joie, je ne m’y attendais pas !!! Il va falloir fêter ça !
Magali












